J’ai un problème avec “dématérialisation”
le 05/03/2010 à 11h05
Je n'arrive pas à me faire au terme "dématérialisation ". Il enferme une peur qui empêche peut-être de voir la profondeur et la variété des transformations rendues possibles par les TIC. J'aimerais bien avoir votre avis, vos exemples là-dessus. En gros le terme est utilisé pour rendre compte de ce processus qui consiste à faire disparaître livres, journaux et CD analogues, tous transformés en fichiers électroniques aveuglement traités par des ordinateurs (dont nous avons, manifestement encore peur). Il est généralement utilisé à la place de "digitalisation" (numérisation pour les chatouilleux) des contenus et le fait qu'ils sont accessibles sur le web. Libraires, éditeurs, patrons de journaux et vendeurs de CD ont de bonnes raisons d'être inquiets. Ça n'est pas une raison pour les aider, en utilisant ce terme, à propager leurs craintes devant la nécessité de repenser leur modèle économique. Il y a plus grave: ils empêchent ? s'empêchent? - de voir plein ...
“Adressez-vous aux gens dans l’idiome qu’ils comprennent”
le 26/02/2010 à 9h27
Il y a même des gens qui voudraient améliorer les dialogues entre Arabes et Occidentaux et qui croient que les technologies de l'information peuvent aider. Dans cet esprit, ils ont créé Meedan , un site de traduction automatique assistée: le texte est d'abord passé à la machine. Ce qui en ressort est ensuite vérifié et amélioré par des traducteurs professionnels ou volontaires. Dans la logique de Wikipedia, toute personne inscrite sur le site peut modifier une traduction et l'histoire de chaque texte est conservée pour retrouver les modifications et qui les a apportées. Les Arabes avaient déjà mis en ?uvre vers le VIIIème siècle une idée comparable : faire traduire des milliers d'ouvrages pour améliorer leur compréhension de tous ceux qui avaient écrit avant eux. Plus important encore que les articles, les commentaires sont eux aussi traduits. Vous pouvez dire, en anglais, ce que vous pensez d'un sujet (les mariages d'enfants, par ...
Google Buzz: le produit et le processus
le 25/02/2010 à 10h07
Essayons de tirer le bilan du lancement de Google Buzz . L'intégration de quatre activités cardinales du web: recherche, réseaux sociaux, courriel et mobile (plus tous les G-services). L'intégration est au c?ur du succès de Seesmic, TweetDeck et Yoono. Twitter a gagné du terrain le jour où il a intégré la recherche. Le prochain grand pas de Facebook devrait être le lancement de Titan , son propre programme de courrier électronique Je suis d'accord avec l'intérêt de la notion de "suivi asymétrique" formulée par Tim O'Reilly. Un Buzz est un courriel adressé à tous ceux qui veulent sans que celui qui l'envoie soit obligé de suivre tout le monde. Il prévoit que cette innovation sera bientôt copiée par tous les systèmes de web mail . Le lancement qui a connecté automatiquement les utilisateurs de Gmail à Buzz, et la révélation de leurs principaux contacts était tout simplement inadmissible. "Seriously wrong" dit Dave ...
Cyberguerre/3: le renversement du champ de bataille
le 25/02/2010 à 10h07
Il est temps de prendre conscience des dimensions les plus vicieuses de la cyberguerre (dont j'ai dit dans un premier billet qu'elle ne pouvait pas être réglementée par les Nations Unies puisqu'elle implique des acteurs non nationaux , et dans un second qu'elle est d'autant plus dangereuse qu'elle est moins visible ). Le danger accentué par note volonté de tout connecter. Prenons le cas de l'U.S. Navy. James Mulvenon, spécialiste des relations militaires sino-américaines cité par le Sydney Morning Herald , estime qu'elle a été conçue de telle manière que: "it can't operate without being connected to the network. It's a vulnerability that we built in to our own system.'' Conséquence: Une attaque réussie contre les réseaux informatiques de la dite Navy et la flotte n'est plus qu'un tas de ferraille inutile. Il y a plus grave. Les récentes attaques chinoises contre Google ont consisté, entre autre, à un "vol de propriété intellectuelle". Ajoutons que ...
Humoristes et médias sociaux: leçons québécoises
le 25/02/2010 à 10h07
Menée au Québec par Geoffroi Garon , cette enquête (qui porte sur 120 personnes) vaut plus encore pour ce qu'elle nous dit des medias sociaux que pour ce qu'elle révèle de cette "tribu" bruyante: les humoristes en quête de publics. Premier niveau de résultats: 79% d'entre eux sont sur Facebook, 17% sur Twitter et 6% sur YouTube. 69% ont un site web actif et 18% un blog (je demande pardon pour l'orthographe á mes lecteurs québécois). 65% existent sur Wikipedia (je ne sais pas quoi en conclure sur le sérieux de l'encyclopédie). Interrogé par tchat Caron m'a précisé que c'est l'importance de Facebook dont il juge la puissance "hallucinante" qui l'a le plus surpris. Deuxième niveau, Garon tire les 5 conclusions suivantes qui dépassent le cadre strict de l'enquête: Facebook permet de profiter de l?effet viral? qui pourrait se traduire par plus de monde aux spectacles. (Gad El Maleh a plus d'1,3 M ...
Que pensez-vous de Google Buzz?
le 25/02/2010 à 10h07
Google Buzz a été lancé au moment où je m'apprêtais à prendre l'avion. Je viens d'arriver et je n'ai donc pas les idées très claires sur le sujet (ces voyages Paris-San Francisco sont beaucoup trop longs). Mais j'ai envie d'en savoir plus et de comprendre car il s'agit, selon le New York Times, de "la tentative la plus audacieuse de Google de construire un réseau social" susceptible de concurrencer Twitter et Facebook. Il s'appuie sur Gmail qui a déjà 176 millions d'utilisateurs. J'ai juste eu le temps de repérer ce billet élogieux de Tim O'Reilly . Et celui-ci qui souligne une faille problématique en termes de protection des données personnelles: le fait que tout le monde peut voir la liste de gens que vous suivez et qui vous suivent telle qu'elle est automatiquement dressée par Google. Vous pouvez vous en protéger en suivant ces conseils (c'est ce que j'ai ...
Cyberguerre/2: moins elle est visible, plus elle est dangereuse
le 25/02/2010 à 10h07
Un des paradoxes de la cyberguerre c'est que moins elle détruit, plus elle est dangereuse. J'ai parlé la semaine dernière d'un appel lancé par le patron de l'Union Internationale des Télécom en faveur d'un traité régissant les modalités d'un tel conflit. Un excellente idée qui se heurte au fait qu'une bonne partie des intéressés ne sont pas des nations et ne peuvent signer aucun traité (que personne ne pourrait les obliger à respecter). N'allez pas croire pour autant que nous en avons fini avec ces dames acariâtres, les nations: les cyberguerres, elles aime ça. La première a été lancée contre l'Estonie en 2007. Tout indique que les attaques provenaient de Russie mais il n'a pas été possible de le démontrer. Dans les cyberconflits les nations tendent à utiliser des groupes de hackers plus ou moins périphériques et s'arrangent pour pouvoir invoquer la "négation plausible". Elles nient toute intervention. Le manque de traces évidentes ...
Social media: limites temporaires et quelques perspectives
le 25/02/2010 à 10h07
Michael Arrington, le patron de TechCrunch, constate les limites des médias sociaux tels que nous les connaissons aujourd'hui. Il affirme que nous en sommes encore à la préhistoire (quelque chose qui ressemblerait à l'état des moteurs de recherche avant Google: beaucoup de bruit pour peu d'info). Heureusement, Mashable nous ouvre quelques perspectives en matière d'éducation. Arrington se plaint de ne pas parvenir à coordonner tous les médias sociaux auxquels il est connecté. Sans prétendre détenir la réponse il annonce, ce qui n'engage pas à grand chose, l'avènement d'une nouvelle start-up (ou le coup de génie des employés d'une grosse boîte) qui devrait, un jour, nous permettre de mettre de l'ordre dans tout cela. Le seul intérêt de cette réflexion est qu'elle invite, sans le dire, à être patient avec ce qui nous énerve avec Twitter, Facebook, LinkedIn et les autres et à persister dans leur utilisation. Patience. Se fondant sur quelques ...
Cyberguerre: ça n’est pas une affaire de “nations”, mais alors?
le 25/02/2010 à 10h07
Le patron de l'Union Internationale des Télécommunications vient de lancer à Davos un appel pour le contrôle des activités criminelles et des menaces de guerre sur l'internet . Gentil, mais pas facile à mettre en place et potentiellement dangereux. Constatant (à juste titre) que "une cyberguerre serait pire qu'un tsunami", Hamadoun Touré a invité à la signature d'un accord international qui "ressemblerait à un traité de paix avant une guerre". Il s'agirait, pour les pays signataires, de s'engager à ne pas cybertirer les premiers. Renchérissant sur le même thème, Craig Mundie, responsable de la recherche et de la stratégie pour Microsoft, a déclaré qu'il faudrait une sorte "d'Organisation Mondiale de la Santé pour l'internet". Il en a profité pour demander un permis de cyberconduire (je sais j'exagère avec l'usage du préfixe? mais c'est juste pour aujourd'hui) pour les internautes. Trois observations: >> La plus évidente nous vient de Bruce Sterling, auteur de science-fiction, ...
iPad: séduisant mais pas (encore) bouleversant
le 29/01/2010 à 17h09
L'iPad est suffisamment séduisant pour que j'aie envie d'en avoir un (plutôt dans ses versions futures). En attendant il fournit un bel exemple de couverture médiatique biaisée par l'intérêt direct des médias. En pleine crise ils mordent l'hameçon joliment tendu par Steve Jobs et nous laissent entendre que l'appareil est génial parce qu'il va permettre de faire payer l'accès aux sites d'information. Pas si simple. Pour ne pas revenir sur ce qui a été dit partout (je n'étais pas à la présentation - je suis en Colombie pour le Hay Festival - et je n'ai pas voulu participer au délire), je me limiterai à l'impact potentiel sur le journalisme. L'idée brute est formulée par The Industry Standard pour qui il est temps d'en finir avec le gratuit. L'iPad offre la plateforme de services et d'applications qui peut aider à faire le saut. Nettement plus grand que celui de l'iPhone, l'écran permet ...
Le NewYorkTimes.com va faire payer l’accès
le 20/01/2010 à 16h48
Un article publié dans le New York Times de ce matin annonce son intention de faire payer un forfait mensuel aux lecteurs qui auront lu online plus qu'un certain nombre d'articles. Précisions: La mesure sera mise en place au début 20011. Le nombre d'articles lisibles gratuitement n'est pas encore déterminé. Le montant du forfait n'est pas fixé et pourrait "flotter". La compagnie a déjà fait deux expériences de paiement auxquelles elle a dû renoncer. ?This announcement allows us to begin the thought process that?s going to answer so many of the questions that we all care about,? a déclaré Arthur Sulzberger jr, patron de la boîte. Commentaires: Ce choix est à lier aux multiples offensives en faveur d'une info payante online (celle de Rupert Murdoch, entre autres, dont j'ai déjà parlé ). Le NYT risque de perdre en publicité ce qu'il gagnera en abonnements, mais les modèles qui marchent changent avec les circonstances. Le plus important sans doute ...
Google puissance/3 – Serveurs, bande passante et cyber power
le 19/01/2010 à 9h45
Protection de la liberté d'expression en Chine ou opération de relation publique pour redonner le blason de leur marque attaquée de partout? Nous nous sommes tous interrogés sur ce qui a bien pu pousser les dirigeants de Google à annoncer publiquement qu'ils ne censureraient plus les résultats sur leur moteur de recherche chinois. Leurs motivations pourtant comptent moins que le jeu qu'ils jouent. Au lieu de négocier discrètement ils ont publiquement défié un gouvernement puissant et soucieux de ne jamais perdre la face. Du (presque) jamais vu, de l'énorme. "Short of the role of the East India Company in what we now know as India, it?s hard to come up with other examples of a private corporation (albeit ?publicly held?) yanking the reins any harder on the bridle of history" affirme Jay Ogilvy du Global Business Network en réponse aux questions de Sophie Beach de China Digital Times. L'affaire ...












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